15 juillet 2000
Le mois de juillet 2000 est extrêmement pluvieux – tous les records sont battus jusqu’à cette date sur la moitié nord.
2 juillet : orage d’une violence extrême dans la Beauce (sud de Paris) – des grêlons de 10cm de diamètre (plus gros qu’une orange) perforent le toit d’une maison à Chevilly (Loiret) – rafales de vent à 126 km/h à Orléans. Du 11 au 17 juillet : temps automnal – les vacanciers sont déprimés – de nombreux spectacles sont perturbés – les défilés du 14 juillet et le pique-nique géant de l’an 2000 se déroulent sous la pluie sur la moitié nord – le 15 juillet, la neige fait même son apparition dans certaines stations de sport d’hiver – ce jour là, il ne fait pas plus de 16° à Toulouse, Agen et Montauban, 18° à Carcassonne – le 17 juillet, la température descend à 0° à St Christol (Vaucluse – 800 m d’altitude) et 4° dans le Cher.
A la fin du mois de juillet, la situation devient catastrophique pour les agriculteurs.
13 juillet 1883 : des grêlons sphériques ou alimentés de pointes de 250 gr s'abattent depuis la Teste (33) jusqu'à Douia (59) en obscurcissant le ciel Lire la suite.
1900 : Début d’une vague de chaleur record qui dure jusqu’au 22 juillet
1911 : Très chaud
1914 : Très chaud
1924 : Canicule dans le sud de la France
1928 : Canicule
1937 : Fortes pluies dans le nord de la France
1945 : Canicule
1947 : Chaleur
1961 : vents forts dans le nord du pays
1983 : Canicule dans le Sud-ouest
2000 : Temps très frais. La neige fait même son apparition dans certaines stations de sport d’hiver. Il ne fait pas plus de 16° à Toulouse, Agen et Montauban, 18° à Carcassonne
2001 : Des pluies torrentielles provoquent la rupture d’une digue et une vague d’un mètre balaye le village de Châteauneuf-les-bains (Puy de Dôme)
2002 : Orages dévastateurs dans le Golfe de St Tropez où des caravanes sont emportées par les eaux
2003 : Des orages dévastent des campings à Biscarosse (Landes). La Gironde, le Maine et Loire et les Pyrénées-Atlantiques sont également touchés. Les rafales atteignent 158 km/h à Bordeaux. Le bilan est de 5 morts et des dégâts considérables.
Extrait du livre « Quel temps ! - chronique de la météo de 1900 à nos jours » Éditions Hermé – auteur : Guillaume Séchet http://www.meteo-paris.com/publications.html
Visiter le site de Guillaume Séchet et soutenir son travail en cliquant sur ses liens publicitaires google http://www.meteo-paris.com/chronique/?d=2007 ou en faisant un don pour ses prévisions météo gratuites http://www.meteo-paris.com/ile-de-france/previsions.php
2007 : mois de juillet pourri, le plus frais et le plus pluvieux depuis 10 ans après celui de 2000 (écart moyen de T° de - 0,65 °C 2007 et -1,3°C 2000). A l’exception du Sud de la France, le temps a été frais et pluvieux en France (100mm, 200 mm localement enregistrés dans la motié nord et Suisse romande. Quelques villes ont même enregistré leur plus fort cumul de précipitations pour un mois de juillet depuis 1950, comme Thonon-les-Bains (222 mm bas son record de 1965, 177 mm), Besançon, Brest, Alençon ou Le Mans) sans inondations, contrairement à la Grande-Bretagne qui a connu des inondations historiques notamment sur une grande moitié sud. Pendant que les habitants du Sud-Est de l’Europe cuisaient sous des températures caniculaires en Italie, Grèce, Bulgarie, Roumanie et Hongrie. Météo France indique que les températures ont dépassé 45°C le 24 juillet à Bari en Italie. 41°2 C a Athènes, en Grèce le 23 juillet. 40,7 °C à Budapest, en Hongrie, le 20 juillet tout comme à Bucarest, en Roumanie, le 22 juillet. Pour mémoire + 2,1°C au-dessus de la moyenne en janvier et février 2007 en France et mois d'avril record 28°C à Paris). En 2003 l'été avait été caniculaire et 2005 l'hiver interminable, neige en avril en plaine)
2006 : L'été est maussade, pluie, baisse des T°, l'ouest de la Grande Bretagne est à nouveau inondée, plus d'eau potable, centrale électrique menacée, l'eau ne s'évacue pas. Le Pas-de-Calais connaît une situation analogue plus brève. L'Europe continentale bat des records de chaleurs, 43° en Hongrie, 500 décès dans ce pays depuis le début de la canicule. La Roumanie en pâtit dans une moindre mesure. En 2003 une situation identique avait débutée en France fin juillet causant des centaines de morts parmi les personnes les plus vulnérables lors du pic de chaleur du 8 au 15 août.
http://www.sec.noaa.gov/
http://www.sec.noaa.gov/tiger/SolarProtons.html
Phénomènes remarquables juillet 2000 :
2000: S4 Linéar (mg 6,8)
Cette comète a été découverte le 27 septembre 1999, par un télescope automatique du programme Linear. Elle a traversé successivement les constellations du Cocher, de Persée, de la Girafe, de la Grande Ourse et du Lion. Elle est passée au plus près de la Terre (à 56 millions de km) le 23 juillet 2000 et au plus près du Soleil (périhélie) le 26 juillet à 114 millions de km. Sa vitesse héliocentrique au périhélie était de 48 km/s, soit 73 km/s par rapport à la Terre, d'où un déplacement sur la voûte céleste supérieur à 6° / jour. La comète a atteint la magnitude 6,8 entre le 20 et le 24 juillet puis a faibli. À partir du 1er août, elle n'est plus accessible aux observateurs de l'hémisphère Nord. Des sursauts d'éclat ont été détectés début juillet et, dans les derniers jours du mois, la coma s'est étirée, sans doute à cause de la fragmentation du noyau. Avec une période orbitale de 8 millions d'années, la comète provient probablement du nuage d'Oort. C'est donc un astre très primitif, comme le suggère sa composition. Lu sur le site internet de Marc Chapelet. S4 Linear le 21-07-2000 à 22h05 TU (2m de focale)
Autres événements le mois de juillet : Essaims de météores *Les Pégasides (JPE) du 7 au 13 juillet maximum le 9 à 23 H 35. Radiant Alpha 3H40 Delta +15. Vitesse 70 Km/s. Taux horaire ZHR 5. *Sigma Capricornides du 18 juin au 30 juillet maximum du 10 au 20 (essaim mineur) *Tau Capricornides du 20 juin au 29 juillet maximum du 12 au 13 (essaim mineur) *Les Phénicides de juillet (PHE) du 10 au 16 juillet maximum le 13 à 15 H 43. Radiant Alpha 32mn Delta -48°. Vitesse 47 Km/s. Taux horaire ZHR variable *Alpha Lyrides du 9 au 20 juillet maximum du 14 au 15 (essaim mineur) *Omicron draconides du 6 au 28 juillet maximum du 17 au 18 (essaim mineur) *Les Piscis Austrinides (PAU) du 15 juillet au 10 août maximum le 28 à 7 H 41. Radiant Alpha 3 H 41 Delta -30°. Vitesse 35 km/s. Taux horaire ZHR 5 *Sud delta Aquarides (SDA) du 12 juillet au 19 août maximum le 28 juillet à 7 H 41. Radiant Alpha 3H39 Delta -30°. Vitesse 35 Km/s. Taux horaire ZHR 5. *alpha capricornides (CAP) associées à la comète 45P/Honda-Mrkos-Pajdusakova (période de 5,25 ans) du 3 juillet au 15 août maximum le 30 à 9 H 50. Radiant Alpha 3H07 Delta -10°. Vitesse 25 km/s. Taux horaire 4 *Alpha pisces Australides du 16 juillet au 13 août maximum du 30 au 31 (essaim mineur) Liste des cométes visibles en juillet : http://www.astrobgs.dyndns.org/cometes.htm
Archive SOHO pour le mois de juillet 2000
Entre le 14 et 15 juillet la courbe des protons (densité et vitesse) est rompue très certainement à cause d'une activité qui dépasse les capacités d'enregistrement du satellite (seuil bas dirait-on pour le taux et haut pour la vitesse)
Eclair sur la région parisienne le 5 juillet 2000 le taux de protons ce jour là accuse une nette hausse : 60/cm3 (site marc.chapelet) 


Source des 3 dernières images : http://sohowww.nascom.nasa.gov/cgi-bin/summary_query
Vous noterez les petits points blancs qui montrent vraissemblablement l'éclat produit par les bolides car ils sont inhabituels.

http://umtof.umd.edu/pm/flare/
Il est à noter que les deux pics les plus élevés issus du vents solaire se sont produits en 2001. Notre émission du 14 juillet 2000 étudiée ici figure en bonne place des pics les plus élevés. Le taux de protons/cm3 le plus haut eut lieu le 31 mars 2001 (brutale montée de 30 à 200/cm3 quelques minutes à 0 H et vent à 600 km/s aussi brièvement. Puis chute à 10/cm3 et 1 à 2 H plus tard le vent solaire monte à 800 Km/s pendant quelques heures, puis redescend à 600 vers 9 H s'y maintient avant de passer brutalement de 500 environ à presque 800 vers 22 H.
Le pic le plus haut de particules solaires enregistrées par le Proton Monitor selon le système de comptage de 6 étapes de tension (MCP) comme l'indique le graphique ci-dessus, fut le 4 novembre 2001. Mais le flux de rayon X le plus important se produisit le 28 octobre 2003 (X17.2) puis X28 le 3 novembre suivant
Lire davantage sur ces éruptions records d'octobre et novembre 2003 sur le site de Gilbert Javaux
(voir les images http://sohowww.nascom.nasa.gov/hotshots/2003_11_04/

A partir du 9 juillet la courbe HE-4 accuse un net fléchissement en pointe maximale. L'enregistrement ERNE SOHO indique une courbe parallèle pour les protons
c'est encore plus vrai pour les courbes HE-4 de Haute Densité (HED) 42,1 - 52,7 - 66,4 - 83,4 - 105 MeV/n, 
Dossier Météo France du mois de juillet 2000
Voir l'activité aurorale pour le 15 juillet 2000 http://www.astrosurf.com/rondi/aurores.htm#15072000
Dossier réalisé par Patricia Régnier en rapprochant ces événements à la théorie scientifique de "la règle de compensation"
Le jet stream ,ce courant jet entre la stratosphère et la troposphère, serait l'un des acteurs majeurs de ces perturbations atmosphériques. suivre sa position persistante sur la France, en juillet 2000 notamment, depuis les archives du site meteociel.fr
Le proton est une particule subatomique portant une charge électrique de 1,602×10-19 coulombs. Il fut découvert en 1919 par Ernest Rutherford. Le noyau de l'isotope le plus répandu de l'atome d'hydrogène est un proton. Les noyaux des autres atomes sont composés de neutrons et de protons maintenus ensemble par la force forte. Un proton a une masse de 1,672 623 1×10-27 kg, ce qui est environ 1 836,15 fois plus lourd qu'un électron. Son rayon serait de l'ordre de 0,8 femtomètre, pour des mesures plus précises les résultats divergent selon les méthodes employées. Les protons sont classifiés comme des baryons et sont composés de deux quarks up et d'un quark down, qui sont maintenus ensemble par la force forte, transportée par les gluons. Sa charge électrique est de : 2/3 + 2/3 - 1/3 = 3/3 soit +1. La force électromagnétique étant de nombreux ordres de grandeur plus forte que la gravitation, la charge d'un proton doit être égale à la charge d'un électron, sinon la répulsion nette provenant de l'excès de charge électrique positive ou négative aurait un effet notable sur l'expansion de l'univers et ainsi sur la matière agrégée gravitationnellement (planètes, étoiles, etc.). Il est acquis que le positron a la même charge que l'électron mais de signe opposé ; la même chose s'applique pour l'antiproton et le proton. Lorsqu'un proton peut se désintégrer au sein d'un noyau par interaction faible, en vertu d'un bilan global d'énergie favorable, il donne trois particules : un positron, un neutron et un neutrino électronique (radioactivité beta). C'est impossible pour un proton isolé, car le neutron est déjà plus lourd que le proton. En chimie et en biochimie, le terme proton peut référer à l'ion hydrogène en solution aqueuse (en d'autres mots, l'ion hydronium). Dans ce contexte, un donneur de proton est un acide et un accepteur de proton est une base (voir les réactions acido-basiques). | ||||||||||||||||||||||||||||||||
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